Willy Vandersteen
(15/2/1913 - 28/8/1990, Belgique)
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Willebrord Jan Frans Maria Vandersteen voit le jour en 1913, dans l'un des quartiers les plus pauvres de la ville d'Anvers, en Belgique. Son père est sculpteur ornemaniste. C'est aux côtés de celui-ci que le petit "Willy", très tôt fasciné par le dessin et la sculpture, entame sa carrière professionnelle tout en suivant des cours du soir à l'Académie des Beaux-Arts d'Anvers. Plus tard, il travaille dans la construction, exerçant à son tour la profession d'ornemaniste. Mais l'exposition universelle de 1930 annonce une ère nouvelle en matière d'architecture, celle du béton et de la sobriété : Vandersteen n'a d'autre choix que de se mettre en quête d'un nouveau métier. Il travaille alors comme étalagiste pour la filiale anversoise du grand magasin L'Innovation. C'est là, en 1939, qu'il découvre l'univers de la bande dessinée, lorsque son patron lui passe une revue de mode américaine dans laquelle il tombe sur un article fascinant intitulé 'Comics in your life'. Au terme de cette lecture, Willy Vandersteen est déterminé : il fera de la bande dessinée son métier.
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Mais Willy Vandersteen est marié à Paula depuis 1937 : il a dès lors une famille à nourrir, et ce dans les conditions de vie extrêmement pénibles qu'impose la Deuxième Guerre mondiale. Il soumet néanmoins ses dessins au quotidien De Dag, dont le supplément du mercredi, Wonderland, ouvre ses pages à des séries essentiellement américaines telles 'Krazy Kat' et 'Mickey Mouse'. Les éditeurs sont dès lors ravis de pouvoir publier le travail d'un auteur belge et, le 26 mars 1941, paraît la première bande dessinée de Vandersteen, 'De Lollige Avonturen van Pudifar' ('Les Aventures Rigolotes de Pudifar'). Le chat Pudifar doit visiblement beaucoup à Krazy Kat, Vandersteen signe "Wil", c'est le début d'une longue et productive carrière.
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Vandersteen ne tarde pas à travailler pour la revue Bravo, dans laquelle il donne vie à 'Simbat de Zeerover' ('Simbat le Pirate'), un héros qui, par de nombreux traits, annonce le personnage de Lambique. Suivent 'Thor de Holbewoner' ('Thor, l'homme des cavernes') et 'Lancelot'. C'est en travaillant très dur et en produisant à tour de bras que Vandersteen survit à la guerre. Au moment où le conflit entre dans sa dernière année, il imagine une série à propos d'un frère et d'une soeur, qu'il baptise 'Suske en Wiske' ('Bob et Bobette'). Lorsque celle-ci paraît pour la première fois dans les pages du Nieuwe Standaard, le 20 mars 1945, il est déçu de constater que l'éditeur a pris l'initiative de modifier le nom de la série, devenue 'Rikki en Wiske'. Le succès n'en est pas moins immédiat.
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Dès la seconde aventure de Rikki et Bobette, 'L'île d'Amphoria' (titre original : 'Op het eiland Amoras'), ceux-ci font la connaissance d'un garçon, Bob, qui finit très vite par évincer Rikki dans le rôle du fidèle compagnon de Bobette. A la stupéfaction de Vandersteen, la série devient si populaire que les éditeurs de journaux s'arrachent littéralement le droit de la reproduire. En 1948, elle apparaît pour la première fois dans Kuifje, une revue néerlandaise : la réputation de Vandersteen et de son oeuvre a dépassé les frontières.
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planche de 'La Princesse enchantée',
(titre nederlands : 'Prinses Zagemeel'),
version en couleurs de 1982
(l'original est paru en 1949)
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Les décennies suivantes sont marquées par les rencontres (Vandersteen se lie d'amitié avec d'autres auteurs, tels Bob de Moor et Marc Sleen) et le rythme effréné de la production. En marge de 'Bob et Bobette', d'autres séries sont créées, qui ont pour point commun de tendre toutes vers davantage de réalisme : 'Robert et Bertrand', 'Judi' (une série de récits bibliques) et 'Bessy', héros canin lorgnant sur le succès de Lassie. L'accueil enthousiaste réservé à 'Bessy' pose les bases du Studio Vandersteen : des dessinateurs comme Paul Geerts, Karel Biddeloo, Jef Broeckx et Edward Derop y donneront vie aux divers personnages imaginés par Vandersteen. C'est là que naît en 1959 une nouvelle série à succès : 'Le Chevalier Rouge' ('De Rode Ridder')
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Six ans plus tard, en 1965, Vandersteen emprunte aux ouvrages de Karl May des personnages (Old Shatterhand et Winnetou, par exemple) qu'il n'hésite pas à intégrer à sa série 'Bessy'.
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Son épouse meurt dans les années soixante-dix. Il se remarie en 1977. De cette union naîtra encore un fils. Willy Vandersteen meurt en 1990. Son studio et plusieurs de ses séries, dont la popularité ne se dément toujours pas, lui ont survécu. Quant à 'Bob et Bobette', c'est Paul Geerts qui préside désormais à leur destinée.
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Evelien et Kees Kousemaker accueillent Willy Vandersteen, invité d'honneur lors de l'inauguration de la librairie Lambiek en 1968. Vandersteen, créateur de 'Lambik', l'un des personnages centraux de la série 'Suske en Wiske' ('Bob et Bobette'), les informa malicieusement du fait qu'en appelant leur boutique 'Lambiek', ils avaient écorché l'orthographe originale du personnage auquel ils souhaitaient rendre hommage
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Site consacré à Bob et Bobette
(aussi en néerlandais et en anglais)
Fansite de Bob et Bobette
Une autre biographie de Vandersteen |
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